L'expression "troubles mentaux" est un peu forte et n'est pas le générique le plus approprié. Quelques fois il ne s'agit que de "troubles de l'humeur". Enfin, il y a toutes sortes de "troubles"... Et pour les cas les plus graves, vous devez comprendre et admettre la nécessité de prises en charge extrêmement spécifiques et personnalisées, rendues possibles parfois par le travail en synergie de diverses compétences, au-delà des "querelles de chapelle"... Car, il faut souvent faire du "sur-mesure". Sachez qu'il y a toutes sortes d'états qu'on qualifiera parfois un peu trop vite, de "troubles mentaux"... Comprenez qu'on ne force pas quelqu'un à faire une psychothérapie car c'est un choix volontaire qui vise dès lors dans les cas les plus sérieux, en plus des objectifs habituels de connaissance de soi et de dépassement de conflits intérieurs, de se fixer pour objectif une "restructuration" de sa personnalité et de la perception de sa propre identité, une réorganisation de sa relation au monde qui, vous le reconnaîtrez, n'est pas toujours facile à vivre... Ce n'est pas un jeu ou une chose à prendre à la légère. Au risque de vous choquer : Tout le monde ne veut pas être "adulte", autonome ou heureux. Mais pour les cas les plus graves, s'il est possible au patient, avec une aide appropriée, d'ouvrir une brêche si petite soit-elle dans l'armure de sa colère, de son orgueil pathologique ou sa culpabilité, de sa rupture avec le réel, etc... Alors, la réponse à votre question devient dès lors "oui".